
Holà !
Je m’appelle Jean, j’ai 28 ans, et je suis tombé dans les vagues avant même de vraiment savoir marcher. J’ai grandi dans l’eau, avec les courants, les mousses, les chutes. Le surf, c’est pas un sport pour moi, c’est juste ce que j’ai toujours fait. Mon histoire commence là où la mer touche le béton, à Brest, la ville du crime comme on dit chez nous. J’y suis né entre la flotte et les façades grises, et j’ai grandi un peu plus loin, dans un bled en bord de mer. Un endroit simple, brut, avec l’océan en fond d’écran. Là-bas, t’apprends vite à te débrouiller : un vélo bancal, une planche trop grande, et le vent dans la gueule.
À propos de moi
Assez tôt, j’ai senti que l’école, c’était pas pour moi. Pas parce que j’étais paresseux ou insolent, juste parce que je pigeais pas leur manière de faire. En sixième, j’ai décroché. Et quand on m’a dit que j’allais arrêter, j’ai dit oui. J’étais gamin, je comprenais pas ce que ça voulait dire. À cet âge-là, tu dis pas non aux adultes. Tu crois que t’as gagné du temps, que t’es libre. Mais tu sais pas encore ce que tu rates, ni ce que ça va te coûter plus tard. Moi, mes rêves, je ne pensais qu’à ça. J’étais obnubilé par le bodyboard, c’était ma tête, mes nuits, mon obsession.
J’avais 11 ans et demi, presque 12, quand la vie m’a emmené aux Canaries, loin de tout ce que je connaissais jusque-là. Nouveau pays, nouveau quartier, nouveau rythme. Là-bas, on vivait dans un coin populaire, vivant mais dur. À ce moment-là, ma situation familiale était déjà bancale. Rien de dramatique en apparence, mais assez flou pour que je doive me débrouiller. Pas de cadre clair, pas toujours de repères solides pour poser les limites. Alors j’ai appris à me débrouiller entre les trous, les silences, et les trucs qu’on dit pas mais qu’on ressent à fond.
C’est aussi là-bas que j’ai rencontré les plus belles personnes de ma vie. Des frères de cœur, une deuxième famille. Ceux qui ont partagé avec moi le meilleur comme les moments les plus sombres. Et quand mes repères habituels ont vacillé, c’est eux qui ont pris le relais, discrets, solides, loyaux.
On s’est construits ensemble dans un monde à part, parfois un peu dur, un endroit où les tentations étaient là, toujours présentes. On a grandi dans ce cadre, conscients de ce qui pouvait nous guetter, mais soudés. Ensemble.
C’est aussi là que j’ai commencé à montrer mon vrai niveau en bodyboard : un pro-model, quelques podiums nationaux, quelques étapes mondiales, plusieurs marques à mes côtés.
J’aime sincèrement la glisse ; la compétition, beaucoup moins, même si je voulais faire plaisir à ceux qui comptaient sur moi.
Ce que j’aime vraiment, c’est le free surf : grosses vagues, adrénaline, sensations fortes, les lignes que ça procure, beaucoup plus radicales, le rush, tout ce que le surf te donne loin du cadre strict du chrono.
La mer m’a appris que les forces les plus puissantes naissent parfois de détails minuscules : un regard posé, la présence discrète et fidèle de deux compagnons qui m’accompagnent chaque jour et m’apportent cette stabilité.
C’est grâce à eux que je me sens aujourd’hui au mieux de ma forme, prêt à transmettre ce que j’ai appris et à accompagner chacune et chacun qui passera entre mes mains.

Et avec le recul, je pensais que quitter l’école, c’était perdre quelque chose. C’est vrai que l’absence de diplômes m’a fermé des portes. Mais tout ce que j’ai vécu à côté, les voyages, les rencontres, les galères, les sessions marquantes, ça m’a forgé une force bien plus grande que ce qu’un cadre scolaire m’aurait offert. J’ai aussi eu la chance d’avoir une enfance libre, souvent en voyage, et quand je n’étais pas en voyage, j’étais avec mes potes, qui, comme moi, n’étaient pas vraiment dans le système scolaire.
Alors chaque personne qui viendra à moi, chaque jeune, chaque adulte, sera écouté. Chez moi, il n’y aura pas une seule méthode. Chacun est différent, et chacun sera respecté dans ses différences. C’est pour ça que j’ai créé cette page : pour transmettre, à travers mes vidéos, ma manière de voir la mer. Un regard forgé par les années passées dedans, les moments durs comme les purs instants de grâce.
Je kiffe ce que je fais. Je suis pas le meilleur, j’essaie juste de bien faire. Et parce que j’aime mon taf, je m’applique à offrir le meilleur de moi-même.
Quand tu seras dans l’eau avec moi, je ne promets pas la vague parfaite. Mais je promets un moment vrai, hors du temps : fun, conseils, écoute, images, partage. Je ferai tout pour que ton expérience reste gravée, peut-être même dans une vidéo bien cadrée qui terminera ici ou dans ton panier 👀
Un grand merci à ma famille sans qui je n’aurais pas pu connaître tous ça ❤



